Bon à savoir

Le cinéaste britannique Paul Greengrass, auteur de "Vol 93" sur le quatrième avion du 11-Septembre, va tourner un film dont l'action se déroulera en Irak après l'invasion de ce pays en 2003. Il va porter à l'écran un livre de l'ancien correspondant du Washington Post à Bagdad, Rajiv Chandrasekaran, intitulé "Imperial Life in the Emerald City: Inside Iraq's Green Zone". Le livre raconte comment les Américains, après avoir renversé Saddam Hussein, ont mis en place avec difficulté un gouvernement provisoire abrité dans la "zone verte", enclave fortifiée au centre de Bagdad. Le tournage est prévu au cours de 2007.

Intéressant

"Histoire des civilisations" aux éditions de Vecchi propose un vaste panorama de l'histoire du monde en sept grands chapitres. Un raccourci saisissant en 250 pages, puisque l'ouvrage s'ouvre sur la civilisation sumérienne (-3.000 à -2.000 avant JC) : "C'est dans l'Irak actuel, entre le Tigre et l'Euphrate, dans le pays sumérien, entre Babylonie au nord et Elam au sud, qu'est née la civilisation". Et s'achève avec l'intervention américaine en Irak, "sans aucun résultat, sauf celui de jeter ce pays dans la guerre civile".
 
 
Lundi 8 janvier 2007 1 08 /01 /Jan /2007 16:04

Le Point du 16/11/06

Feurat Alani (à Bagdad)

 Certains dirigeants politiques irakiens l'avouent : il est déjà trop tard pour mettre au pas la plus grosse milice chiite du pays, l'armée du Mehdi. Son chef religieux, Moqtada Sadr, aurait perdu le contrôle de ses dizaines de milliers de combattants. Au grand dam du Premier ministre irakien, Nouri al-Maliki. Dans les faubourgs de Sadr City, à Bagdad, ce sont désormais des dizaines de chefs de quartier qui se disputent des bouts de trottoirs. Ces responsables de section possèdent leurs propres combattants et même un imam rallié à leur cause. Aveu d'impuissance ? Moqtada Sadr a dénoncé les meurtres de sunnites au nom de l'islam chiite commis par des « éléments incontrôlés ». Des escadrons de la mort qui agiraient pour le compte de pays tiers comme l'Iran et la Syrie.

 Un responsable chiite évoque ainsi un éclatement de la milice en trois parties. La première serait contrôlée par la Syrie, la deuxième obéirait à l'Iran et la dernière serait aux mains de criminels de quartier. Une scission niée par les conseillers de Moqtada Sadr, qui reconnaissent cependant le caractère incontrôlable de la milice.

 Dans le sud de l'Irak, le partage des ressources entre milices chiites prend un tour inquiétant. Le chef du Conseil supérieur de la révolution islamique en Irak, Abdel Aziz al-Hakim, et Moqtada Sadr - pourtant inféodés à l'Iran - s'affrontent par milices interposées : la brigade Badr contre l'armée du Mehdi. A Bassora, Oum Qasr ou Diwaniyah, les combats entre l'armée du Mehdi et d'autres factions liées à l'Iran sont monnaie courante. En attendant l'amorce d'une nouvelle stratégie américaine, les chefs de milice avancent leurs pions

Par ALANI - Publié dans : Articles
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