Bon à savoir

Le cinéaste britannique Paul Greengrass, auteur de "Vol 93" sur le quatrième avion du 11-Septembre, va tourner un film dont l'action se déroulera en Irak après l'invasion de ce pays en 2003. Il va porter à l'écran un livre de l'ancien correspondant du Washington Post à Bagdad, Rajiv Chandrasekaran, intitulé "Imperial Life in the Emerald City: Inside Iraq's Green Zone". Le livre raconte comment les Américains, après avoir renversé Saddam Hussein, ont mis en place avec difficulté un gouvernement provisoire abrité dans la "zone verte", enclave fortifiée au centre de Bagdad. Le tournage est prévu au cours de 2007.

Intéressant

"Histoire des civilisations" aux éditions de Vecchi propose un vaste panorama de l'histoire du monde en sept grands chapitres. Un raccourci saisissant en 250 pages, puisque l'ouvrage s'ouvre sur la civilisation sumérienne (-3.000 à -2.000 avant JC) : "C'est dans l'Irak actuel, entre le Tigre et l'Euphrate, dans le pays sumérien, entre Babylonie au nord et Elam au sud, qu'est née la civilisation". Et s'achève avec l'intervention américaine en Irak, "sans aucun résultat, sauf celui de jeter ce pays dans la guerre civile".
 
 
Jeudi 14 octobre 2004 4 14 /10 /Oct /2004 00:00

 

Après l’invasion américaine en Irak de Mars 2003, tous les professionnels jordaniens prédisaient une chute terrible du tourisme. Conclusion hâtive, mais logique, du voisin d’un pays en guerre. Durant l’été 2003, peu de temps après la chute de Bagdad, une première vague de plusieurs centaines de milliers d’irakiens a déferlé à Amman, capitale jordanienne. Le roi Abdallah avait d’ailleurs prit des dispositions à la frontière jordano-irakienne afin de limiter cette immigration « gênante ». Nouvelle donne pendant la saison d’été 2004. En effet, la Jordanie change de politique vis à vis des « immigrés » irakiens. Les nouveaux arrivants ou « nouveaux riches » comme les appellent les jordaniens viennent nombreux. Protégés par l’ancien régime de Saddam Hussein, en d’autres termes anciens baasistes, ces réfugiés ont fui l’Irak avec de l’argent à dépenser. « Tout le monde les reconnaît dans leur voiture de luxe ou traînant dans les bijouteries de la capitale » observe une touriste revenant de jordanie.  Pour certains, ces gens sont des pillards, pour d’autres des privilégiés ayant profité du régime irakien. Ces « nouveaux riches » achètent appartements, voitures, or… et règlent en espèce. De plus, la capitale jordanienne estime aujourd’hui à plus de 3 millions le nombre d’irakiens immigrés durant la guerre en Irak. Une aubaine pour l’économie jordanienne qui pensait frôler la crise à cause du conflit en Irak et dont la première source de revenus est le tourisme…

 

Feurat Alani

Par Feurat ALANI - Publié dans : Papiers radio
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Jeudi 14 octobre 2004 4 14 /10 /Oct /2004 00:00

Le Royaume Hachémite de Jordanie a enregistré en 2004 un recul de la fréquentation touristique étrangère. Avec 1 570 000 d’arrivées touristiques en 2004 contre 1 623 000 en 2003, le bilan reste positif malgré la légère baisse. En effet, selon L’OMT (Organisation mondiale du tourisme), le tourisme a connu dans le monde la plus forte baisse de son histoire en 2003, avec un recul de 1,2% par rapport à l’année précédente avec 694 millions de touristes.

 

Le chassé-croisé des juillettistes et aoûtiens n’ a pas eu le vent en poupe cette année à Amman, capitale de Jordanie et lieu très fréquenté par les touristes. Le ministère du tourisme jordanien espérait une augmentation d’arrivées. En revanche, c’est dans les sites touristiques comme Pétra que les hôtels et clubs privés ont été rentabilisés. Le rendez vous annuel des férues d’archéologie moyen orientale ou encore de simples aventuriers lambdas n’a pas manqué. Un paradoxe dans un pays pris entre deux feux. D’un côté le conflit israélo-palestinien et de l’autre un après guerre mouvementé en Irak. Cependant, il semblerait que le royaume hachémite reste optimiste.

 

La Jordanie affiche complet

Malgré les tensions internationales, les vacanciers ont plébiscité les ruines de Pétra et les bords de la mer Rouge en 2004. Les autorités jordanienne craignaient le pire. Guerre en Irak, attentats en Turquie ou au Maroc, tout était réuni pour dissuader les touristes de se rendre au Proche et Moyen-Orient. Il y a un an, le ministre jordanien du Tourisme, Taleb Rifai, prédisait un manque à gagner de 2 milliards de dollars. Fin janvier, la tendance s'était inversée lorsqu'il avait  annoncé les chiffres de 2003: en accueillant 1,6 millions de visiteurs, le royaume hachémite a amélioré son record en la matière (1,2 millions en 2000), grâce à une forte hausse du tourisme balnéaire et surtout du nombre de visiteurs arabes des pays du Golfe et plus précisément les Saoudiens et Koweïtiens (plus de 40% du total). « Le tourisme reste donc la première source de revenus » précise Mohammed Abdel Qader, Troisième secrétaire à l’ambassade de Jordanie en France.

 

Un nouvel Egypte ?

 

Après l’horreur de l’attentat de Luxor en Egypte qui avait fait plus de soixante victimes, Mamdouh el-Beltagui, ministre égyptien du tourisme avait mis les bouchées doubles. Le ministre s’était promis d'atteindre le plus rapidement possible le cap des 10 millions de visiteurs. Puisque les sites pharaoniques de la vallée du Nil étaient saturés, l'Egypte voulu se lancer dans un développement effréné du tourisme en mer Rouge. Avec 8 500 nouvelles chambres en 2003, la capacité hôtelière des stations balnéaires comme Charm el-Cheikh et Hourghada dépasse désormais celle du reste du pays. Plongée sous-marine, sports nautiques et farniente font de plus en plus d'adeptes, venant surtout d'Italie, d'Allemagne et de Russie. Les Français, un peu plus passionnés d’histoire, continuent de préférer Louxor et Assouan (60% des séjours). S'ils ont été plus nombreux à visiter l'Egypte en 2003 (un peu plus de 300 000, soit une hausse de 10% par rapport à 2002), c'est presque trois fois moins que les Italiens, deux fois moins que les Russes et même moins que les Saoudiens ou les Israéliens, qui avaient déserté le Sinaï au début de l'Intifada. Or en Jordanie, « le conflit irakien ne s’est pas étendu au delà des frontières » indique le Troisième secrétaire, « ce qui explique le très léger recul du nombre de visiteurs en Jordanie ». Pour l'instant, les professionnels ne signalent que très peu d'annulations. S'il y a une baisse de fréquentation, « les professionnels du tourisme français et jordaniens se mobiliseront pour y faire face» ajoute Mohammed Abdel Qader.

 

Le tourisme en Jordanie reste stable

 

" Le bilan de la saison n’est pas si mauvais ", affirme Mohammed Abdel Qader, Troisième secrétaire à l’Ambassade du Royaume Hachémite de Jordanie en France, visiblement soulagé de présenter des statistiques positives. Une façon de dire que l’on s’attendait à bien pire dans le monde touristique du Moyen - Orient : conjoncture internationale difficile marquée par l’invasion américaine en Irak de 2003 avec, entre autres, un après – guerre « catastrophique ». En effet, la Jordanie étant un pays limitrophe de l’Irak, les sujets de préoccupation ne manquaient pas. Le Royaume Hachémite a cependant gardé le cap, restant toujours parmis les premières destinations touristiques du Moyen - Orient avec 1,5 millions de visiteurs sur la saison 2004, soit une baisse de 3 %. Ce résultat « flatteur » est cependant terni par deux contre-performances : la Jordanie ne pointe qu’au troisième rang des recettes générées par le tourisme derrière Israël et l’Egypte, et puis, surtout, le temps de séjour des visiteurs ne décolle pas, la majorité des touristes étrangers ne passant que très peu de nuits (entre une et cinq). Les touristes les plus assidus en 2003 étaient les Européens (Angleterre, Allemagne et Hollande), alors que les Nord-Américains continuent de progresser (augmentation de 15 %), ce qui explique le score en hausse de l’hôtellerie de luxe (quatre et cinq étoiles). En 2004, un nombre impressionnant de touristes irakiens a vu le jour dans la capitale jordanienne. Avec les saoudiens et les koweïtiens, la mosaïque de touristes aident le pays à sortir de l’ornière.

Feurat Alani

Par Feurat ALANI - Publié dans : Articles
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Dimanche 14 décembre 2003 7 14 /12 /Déc /2003 00:00

Shihab Al Sarraf, 50 ans, historien irakien en exil depuis 1972 , revient sur l’arrestation « symbolique » dit-il  de Saddam Hussein, le raïs irakien. Il fait parti des nombreux opposants au régime irakien qui ont par solidarité avec « la résistance », accueilli la capture du chef Baasiste avec beaucoup de réserves. Shihab estime que « la mise en scène de cette arrestation  va donner un nouveau souffle à la résistance », qui fait rage essentiellement dans le triangle sunnite (Bagdad, Tikrit, Fallouja). « Selon moi, ajoute-t-il à travers cette capture c’est l’Irak entière qui tombe de nouveau entre les mains des américains ». Malgré le triste bilan de Saddam Hussein durant plus de 30 ans, il reste, depuis « l’invasion » de la coalition américano-britannique, un leader de la résistance, dans l’esprit de nombreux irakiens. « Beaucoup pensaient que Saddam avait fuit le pays ou qu’il se suiciderait au moment de son arrestation. », affirme Shihab. Dans les faits, Saddam Hussein était caché dans un trou de sept mètres près de Tikrit, sa ville natale et s’est rendu aux américains après de courtes négociations. Avec beaucoup de convictions, Shihab, par ailleurs traducteur à l’UNESCO, déclare que malgré la seconde chute de Saddam Hussein : « l’occupation américaine ne sera en aucun cas légitimée ». De plus, « la résistance va se prolonger afin de démontrer que tous ne sont pas pro - Saddam et elle risque de s’étendre aux quatre coins du pays. »Une majorité d’irakiens espère que l’ancien raïs sera jugé publiquement en Irak par un tribunal populaire. Shihab est plutôt sceptique quant à la composition et à la crédibilité de ce tribunal  qui serait selon lui « composé d’anciens membres du Baas, impliqués pour certains dans les exactions de l’ancien régime ». Il note également que si la peine de mort était prononcée à son encontre, « Saddam serait un héros dans le monde arabe ». « L’aspect médiatique de cette affaire (images, vidéos du raïs) est une erreur, selon l’historien, le risque est de faire de Saddam un symbole, situation contre-productive pour les américains. »

 

L’avenir…

 

Shihab, amoureux de sa terre natale, espère des jours meilleurs pour le peuple irakien riche de « 7000 ans d’histoire ». Les irakiens pour beaucoup savent lire, écrire et ce malgré douze ans d’embargo féroce sur le pays. « Ils sont travailleurs et savent rester debout malgré les guerres et la barbarie de ces dernières années », lance-t-il plein d’espoir.

« L’Irak se relèvera grâce à son peuple ».

 

                                                                                                          S. Mahrane et F. Alani.

Par Feurat ALANI - Publié dans : Articles
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